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16.8.10

Den brysomme mannen

Mieux vaut tard que jamais, j'ai récemment visionné ce film Norvégien réalisé en 2006. Présenté au Canada sous le titre The Bothersome Man, le film présente une vision dystopique et/ou un regard critique sur l'existence d'un monde aseptisé, matérialiste, froid et sans passion. Ce film m'a renversé par la qualité de sa direction artistique épousant parfaitement l'originalité de son scénario, mais aussi pour l'architecture et le design minimalistes et scandinaves, se révélant un excellent support à la projection d'un monde surréel. Une oeuvre totale à voir absolument.

Forty-year-old Andreas arrives in a strange city with no memory of how he got there. He is presented with a job, an apartement – even a wife. But before long, Andreas notices that something is wrong. He makes an attempt to escape the city, but he discovers there is no way out. Andreas meets Hugo, who has found a crack in a wall in his cellar. Beautiful music streams out from the crack. Maybe it leads to “the other side”? A new plan for escape is hatched.

www.bothersomeman.com


Propos du réalisateur Jens Lien :

« J'ai voulu créer une ambiance cinématographique un peu semblable à celle de Sixième Sens et je suis aussi allé chercher du côté de l'esthétique du réalisateur Roy Andersson. Les images sont dans les tons pâles et gris. La palette de couleurs est limitée. Les décors racontent eux aussi le vide et l'absence de vie des personnages. Les mouvements de caméra sont très lents, mais parfois aussi en plans larges, travelling, et des plans structurés, chorégraphiés. J'ai voulu arriver à faire sentir que sous la surface bien lisse, il y a quelque chose qui est au bord de l'explosion. »






24.7.10

Architecture and Space in Inception

Architecture et espace, mais aussi esthétique, environnement, atmosphère.

Ce qui m'a particulièrement subjuguée, comme pour The Dark Knight, c'est la valeur hautement esthétique de l'environnement créé pour le film, son caractère singulier, cette attention à l'espace, aux lieux, aux matières, couleurs et éclairage.

L'idée d'explorer le monde du subconscient dans le cinéma n'est pas un sujet nouveau, mais l'idée de créer des environnements irréels où il se déroule une réelle action qui changera le cours d'une histoire chez un ou plusieurs individus, appuyée par la technologie et l'esprit d'un architecte, ça surprend.

"Je suis fasciné par les rêves depuis mon enfance et la relation entre les films et les rêves m'a toujours intéressé, confie Nolan. J'aime l'idée d'essayer d'illustrer les rêves à l'écran... Pour moi, l'intérêt principal dans les rêves, et l'intérêt de faire ce film, c'est la notion voulant que votre pensée, lorsque vous dormez, peut créer entièrement un univers dans lequel vous pouvez aussi évoluer sans vous en rendre compte. Cela en dit long sur le potentiel de la pensée, particulièrement sur son potentiel créateur."

(Christopher Nolan, propos cités dans Voir)


Le film met en scène un certain Dom Cobb, un «extracteur» payé pour infiltrer les rêves de chefs d'entreprise et autres magnats afin de leur soutirer, pour le profit de qui l'embauche, secrets d'affaires et idées de génie.

La cité qui se modifie par la force de l'esprit et le rendu de ces mutations et permutations, surtout, ont de toute évidence imprégné l'imaginaire de Nolan.

Christopher Nolan a complètement absorbé les influences manifestes sur la page, de telle sorte qu'elles ne viennent jamais hanter l'image. Peu de cinéastes oeuvrant dans le giron hollywoodien peuvent se targuer de donner l'impression, film après film, d'engendrer de l'inédit. Comme un rêve qui se poursuit et se renouvelle sans fin et à l'intérieur duquel on aurait par quelque miracle été convié.

De loin le film le plus cérébral de Christopher Nolan.


(François Lévesque, Le Devoir)


Leonardo DiCaprio envahit les rêves d'autrui dans Inception de Christopher Nolan, ambitieux film trompe-l'oeil à saveur philosophique portant sur le sens de la vie, la conscience, la mémoire, l'espace et le temps. Entouré de mystère, Inception est aussi un film d'action où des mondes se créent et se détruisent de manière hautement esthétique.

À propos de son personnage, qui intervient la plupart du temps dans des rêves, DiCaprio explique: "C'était intéressant de tourner ce film parce que je ne suis pas et n'ai jamais été un grand rêveur; je me souviens de fragments de mes rêves. J'ai essayé d'adopter une approche traditionnelle pour ma préparation. J'ai lu des livres sur l'analyse des rêves et celui de Freud sur l'interprétation des rêves... Puis, j'ai réalisé qu'il s'agissait du monde onirique de Chris Nolan, avec sa propre structure et ses propres règles. Alors pendant deux mois, mon travail a consisté principalement à m'asseoir avec Chris et parler de la structure de ce monde."

Tourné dans différents lieux, dont la Grande-Bretagne, les Rocheuses et Tanger, Inception agit sur l'esprit tout aussi bien que sur les glandes surrénales. Ainsi, le film évoque par ses traits psychologiques L'Année dernière à Marienbad d'Alain Resnais (Nolan clame toutefois ne l'avoir jamais vu) et The Matrix des Wachowski, et par ses scènes d'action, un film de James Bond de même qu'une poursuite dans un labyrinthe dessiné par M.C. Escher. Évidemment, dans les rêves de Nolan, aussi bien que dans Inception, il s'agit là de son intention absolue.


(www.voir.ca)









20.1.10

Tim Burton au MoMa





Son oeuvre est impressionnante, magique, mais surtout originale et unique. Les films de Burton ont pimenté mon imaginaire, de la tendre enfance à aujourd'hui. Le MoMa lui rend hommage jusqu'au 26 avril.
www.moma.org/interactives/exhibitions/2009/timburton/
www.moma.org/visit/calendar/exhibitions/313
www.timburton.com

À lire : Tim Burton, entretiens avec Mark Salisbury, aux éditions Sonatines (Paris, 2009). Édition originale en anglais: Burton on Burton, Faber and Faber, Londres.